OMAAM

Vous êtes nombreux à solliciter des labos (par exemple, AB Labo) lorsque des mortalités ou affaiblissements importants apparaissent dans vos colonies. Ce sujet est préoccupant et, même si vces laboratoires réalisent des analyses de miel, celles‑ci ne permettent pas d’identifier les causes d’un trouble sanitaire.
Pour vous accompagner au mieux, voici les dispositifs utiles mis en place par l’État.
🐝 1. Que faire en cas de mortalité ou d’affaiblissement ?
L’État a créé l’Observatoire des Mortalités et des Affaiblissements de l’Abeille mellifère (OMAA), un système national de surveillance destiné à recueillir les signalements d’événements sanitaires observés dans les ruchers.

Il permet notamment de :

  • ⁠ ⁠Répondre aux déclarations de troubles,
  • ⁠ ⁠Analyser les mortalités et affaiblissements à l’échelle nationale,
  • ⁠ ⁠Identifier les cas groupés et déclencher des alertes.

Toute personne constatant un trouble dans un rucher est invitée à contacter le guichet unique régional, où un vétérinaire formé en apiculture orientera le cas vers le dispositif approprié.

📞 Déclarer une mortalité
Dans certaines régions, un numéro unique est disponible 7j/7 de 8h à 21h. Si nécessaire, une visite d’investigation peut être réalisée gratuitement, financée par l’État.

https://agriculture.gouv.fr/lobservatoire-des-mortalites-et-des-affaiblissements-de-labeille-mellifere

🐝 2. Un dispositif officiel, même s’il ne fait pas l’unanimité
Nous savons que l’OMAA suscite parfois des interrogations dans la filière.

Néanmoins, il reste aujourd’hui le dispositif national de référence, permettant de :

  • ⁠ ⁠Documenter l’état sanitaire du cheptel apicole,
  • ⁠ ⁠Mieux comprendre les événements de mortalité,
  • ⁠ ⁠Améliorer les connaissances grâce aux déclarations des apiculteurs.

Votre déclaration contribue à faire progresser collectivement l’analyse des troubles qui touchent les colonies.

🐝 3. En résumé : que faire si vos abeilles sont mortes ?

  • ⁠ ⁠Observer et documenter (photos, dates, contexte).
  • ⁠ ⁠Déclarer l’événement au guichet OMAA de votre région.
  • ⁠ ⁠Suivre les indications du vétérinaire, notamment en cas de visite d’investigation.
  • ⁠ ⁠Faire analyser votre miel si besoin, en complément des démarches sanitaires.